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Publications

« Couples franco-étrangers, des mariages commes les autres »
Un guide par Les Amoureux au ban public, en partenariat avec le Syndicat de la magistrature, du Syndicat des avocats et avocates de France, et du Barreau de Paris Solidarité, 2016.

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Notes pratiques du Gisti, coédité avec Les Amoureux au ban public, 2015 / co-édité avec les Amoureux au ban public

Le pacte civil de solidarité (Pacs) et le concubinage sont, à l’instar du mariage, des unions accessibles à tous et à toutes, quelles que soient la nationalité et la situation administrative du couple sur le territoire français. Elles ont aussi en commun d’être ouvertes aux couples de même sexe. Toutefois, les droits civils et sociaux qui découlent du Pacs et du concubinage sont plus faibles que ceux reconnus aux personnes mariées. Et de lourdes contraintes pèsent sur les personnes étrangères qui souhaitent vivre en couple sur le territoire français en dehors des liens du mariage : impossibilité de recourir à la procédure de regroupement familial, obligation de prouver une communauté de vie sur des périodes parfois très longues, délivrance de visas ou de cartes de séjour soumise au pouvoir d’appréciation de l’administration, etc. Officialiser sa relation devrait pourtant rester un choix appartenant au couple, et non une contrainte imposée par les procédures administratives.

Afin d’aider les couples concernés à faire valoir leurs droits, cette note présente d’abord les effets et les obligations d’un Pacs ou d’un concubinage, qui sont indépendants de la nationalité. Puis elle aborde les droits à entrer en France et à y résider d’une personne étrangère selon la nationalité de son ou de sa partenaire.

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Texte réactualisé et validé le 16/10/2021

Réunis en États généraux le 19/04/2008, les collectifs et associations locales du mouvement des Amoureux au ban public ont solennellement adopté cette déclaration universelle des droits des couples binationaux.

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Cahier juridique du Gisti, coédité avec Les Amoureux au ban public, 3e édition juin 2023, CJ50E / co-édité avec les Amoureux au ban public.

Les règles relatives au contrôle de la validité des mariages sont censées s’appliquer à tous les couples, quelle que soit la nationalité des futur·es conjoint·es. Mais toutes les réformes successives depuis 2003 vont dans le même sens : renforcer les contrôles a priori pour lutter contre les mariages soupçonnés d’être dépourvus de véritable intention matrimoniale, avec en ligne de mire les couples franco-étrangers. L’irrégularité du séjour d’un étranger ou d’une étrangère reste ainsi, pour de nombreux officiers d’état civil, « un indice sérieux » de fraude au mariage entraînant une saisine du procureur de la République. Cette suspicion généralisée a encore été récemment renforcée par la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République qui incite les officiers d’état civil à soumettre plus systématiquement les futurs époux à des entretiens séparés, en plus de leur audition commune, et à prendre en compte les « éléments circonstanciés extérieurs », autrement dit les lettres de dénonciation qui leur sont envoyées, pour peu qu’elles ne soient pas anonymes, a tout de même cru bon d’ajouter le législateur.

Finalement, seule la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux personnes de même sexe aura pleinement profité aux personnes étrangères en leur permettant de se prévaloir de cette avancée, même si leur loi nationale ne l’autorise pas dans bien des cas. La mise en œuvre de cette loi a aussi nécessité la délivrance de visa aux couples de même sexe vivant à l’étranger pour qu’ils puissent venir se marier en France. Elle a ainsi indirectement profité aux autres couples pour qui la délivrance d’un visa en vue d’un mariage en France n’était que très rarement accepté. Pour de nombreux couples binationaux, se marier reste une course d’obstacles où tous les prétextes sont bons pour disqualifier un dossier. Les futurs époux ne doivent pas hésiter à contester devant les tribunaux tout retard ou opposition à la célébration du mariage reposant sur des soupçons sans fondement. Ce cahier juridique vise à mieux faire connaître les règles applicables et la procédure à suivre, ainsi que les précautions à prendre tant pour les mariages célébrés en France que pour ceux célébrés à l’étranger, afin de se prémunir des abus possibles de l’administration, des officiers d’état civil et des parquets. Il met à disposition des modèles de recours permettant aux intéressé·es de faire valoir leurs droits.

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Tutos en vidéos

Tutoriel de ABP Nantes, Les tutos des Amoureux-ses, 05/2023

Vous êtes en couple binational, vous avez votre date de mariage en France et le précieux CNO. Il vous reste à demander le visa pour venir vous unir en France… Ce tutoriel a pour objectif de vous aider dans cette démarche de demande de visa court séjour en vue mariage binational en France.

Tutoriel de ABP Nantes, Les tutos des Amoureux-ses, 06/2023

Dans ce tuto, vous verrez comment faire la démarche pour vous marier en France ainsi que les documents nécessaires pour déposer votre dossier en mairie et le contournement de difficultés récurrentes. Un pas à pas pour suivre toute la procédure

Tutoriel de ABP Nantes, Les tutos des Amoureux-ses, 1e édition, 05/2023

Tutoriel de ABP Nantes, Les tutos des Amoureux-ses, 2e édition, 07/2023

Vous êtes en couple binational, marié et vous souhaitez vous installer en France Ce tutoriel a pour objectif de vous aider dans cette démarche de demande de visa VLS-TS ainsi que pour les formalités à accomplir une fois arrivé·e sur le territoire français.

Tutoriel de ABP Nantes, Les tutos des Amoureux-ses, 08/2023

Dans ce tuto, vous verrez comment faire la démarche pour vous marier à l’étranger ainsi que les documents nécessaires pour déposer votre dossier et le contournement de difficultés récurrentes. Un pas à pas pour suivre toute la procédure.

Playlist Les tutos des Amoureux sur notre chaîne YouTube


7 sites aux ressources utiles : Anafé, Ardhis, Cicade, Comede, De quel droit, Gisti et la Cimade.
(cliquez sur un logo pour découvrir leur site et leurs ressources)


ABP (2018), Inégalités de traitement et ressentis discriminatoires : les couples franco-étrangers face à l’administration, rapport d’observation.

Carayon, L. (2024). Séparer les familles : la fin d’un tabou ?, Plein droit, 142(3), p. 11-14.

Dupont, J. (2025), La politique des visas. Filtrer les mobilités internationales en Chine et en Algérie, Éditions du Croquant, collection Action Publique.

Ferran, N. (2009) « La politique d’immigration contre les couples mixtes », in Olivier Le Cour Grandmaison, Douce France. Rafles, rétention, expulsions, Paris, Seuil, 2009, p. 151-172.

Infantino, F. (2013). Gouverner les frontières ou appliquer des droits ? Le contrôle des mariages aux consulats de Belgique, d’Italie et de France à Casablanca. Migrations Société, 150(6), p. 79-94.

Martini J-F. et Rodier C. (1995), Couples mixtes : le parcours du combattant, Hommes & Migrations, 1185, p. 45-48.

Odasso L. (2016), Mixités conjugales. Discrédits, résistances et créativités dans les familles avec un partenaire arabe, Rennes, PUR.

Salcedo Robledo M. (2011), « Bleu, blanc, gris… la couleur des mariages », L’Espace Politique, 13, en ligne URL : http://journals.openedition.org/espacepolitique/1869.

Slama S. (2015), « Législation française : le long Dimanche de fiançailles des couples mixtes », Revue de l’Institut de Sociologie, 85, p. 107-132.

Varro G. 2003, Sociologie de la mixité. De la mixité amoureuse aux mixités sociales et culturelles, Paris, Belin.