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Les Amoureux au ban public sont portés par les couples binationaux et par leurs soutiens bénévoles réunis au sein de :
9 collectifs (Albi – Bergerac – Clermont-Ferrand – Lille – Lyon – Marseille – Montpellier – Paris/IDF – Strasbourg),
2 associations locales (Lyon – Montpellier), 2 correspondantes (Amiens – Cherbourg-en-Cotentin) et 1 association nationale (ASABP).


Ne restez pas seuls !

Les collectifs et associations locales vous écoutent et vous accueillent de manière inconditionnelle
par e-mail et lors de permanences, ainsi que par téléphone (Montpellier) et Messenger (Bergerac).

Si chaque collectif ou association locale a sa culture propre et ses modes d’action, nous apprécions nos échanges au niveau national. Sur des situations complexes ou des actions de plaidoyer par exemple, plusieurs collectifs peuvent agir en solidarité selon leurs compétences propres et enrichir la réflexion collective par leur expérience de terrain ! Demandez bien au collectif ou association locale le plus proche de chez vous jusqu’où il peuvent vous accompagner.

ACCUEIL COUPLES BINATIONAUX

Les collectifs  et associations locales tiennent au moins une permanence mensuelle. Cette permanence est le plus souvent collective et c’est un premier accueil innovant, différent de l’accueil en tête-à-tête souvent en usage dans le travail social.
Nous apprécions les échanges entre les couples qui cassent l’isolement et aident à tenir face à l’absurdité des situations ou aux blocages de notre société. Des entraides se mettent en place.
Même si chaque parcours est singulier, nous prenons la mesure de la violence institutionnelle et du regard pas toujours bienveillant de sa famille et de la société civile – dans les deux pays concernés – que le couple subit.
Nous assurons un accueil inconditionnel et, selon des techniques d’empowerment, en l’informant sur les enjeux des procédures, nous voulons donner la main au couple pour qu’il puisse agir et tenir son projet et se l’approprier face aux difficultés qu’il traverse.

Lors de cet accueil, nous pouvons proposer un conseil juridique, un suivi administratif ou des orientations diverses (milieu médical, droits sociaux, cours de langue…). Les stratégies sont discutées ensemble, et les discussions toujours vives ! Souvent les couples reviennent régulièrement, et sur plusieurs années : faire le point de leur situation, vérifier la préparation d’un dossier, préparer un rendez-vous, ou même donner de leurs nouvelles, ce qui fait toujours plaisir !

Comment faire ? Leur écrire un mail en décrivant votre situation et en posant votre question. Soyez clair et précis.

ACTIONS de SENSIBILISATION

Il s’agit d’actions destinées à rendre le public sensible à la situation des couples binationaux. Les événements du 14 février et du Loving Day continuent à être fêtés par certaines associations locales ou collectifs.
es associations locales et collectifs organisent ou participent à des projections-débat, des actions militantes inter associatives (Fête des droits, Fiertés en exil, Amour et violences faites aux femmes, EGM, Migrant scène, Rétention administrative des étrangers, Grande Parade métèque, Marche des visibilités) ou des temps forts dédiés (Journée internationale des migrant·es, Quinzaine des solidarités internationales).
Cette co-organisation et convergence des luttes permet un regain d’énergie, de belles rencontres. Si notre message spécifique – la défense des droits des couples binationaux – est dilué, les associations locales et collectifs participent à ces actions parce qu’elles contribuent à défendre nos valeurs : devoir de solidarité, primauté des droits humains, lutte contre le racisme et les discriminations, place des femmes, fierté LGBTQI+, défense d’une politique d’ouverture de la France et de l’Europe (“Des ponts, pas des murs” comme le dit joliment La Cimade). Il y a aussi une présence active des associations locales et collectifs dans la vie associative locale. 
L’ensemble de ces événements permettent de rendre visible, de manière festive et militante, la situation des couples binationaux. Ils peuvent aussi contribuer au recrutement de bénévoles et permettre des retombées médias.

PLAIDOYERS au NIVEAU LOCAL

Il s’agit d’actions destinées à faire avancer les droits des couples binationaux. Ces actions consistent en un travail de fourmi, souvent invisibles, voire décourageant. Le collectif Montpellier envoie des mails aux associations. D’autres associations locales et collectifs vont à la rencontre des structures auxquelles sont confrontées les couples, pour se présenter, expliquer nos actions, chercher des solutions.
Ce travail – quand il peut être fait, les forces des associations locales et collectifs étant limitées – porte ses fruits. On arrive à mieux comprendre, faire avec, contourner ou même améliorer les pratiques de ces structures : état civil, préfecture, procureur…

Localement aussi, les associations locales et collectifs interpellent des décideurs, des élu·es, des médias pour alerter : situations individuelles critiques, difficulté de prise de rendez-vous en préfecture, accès au visa, augmentation des frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·ères, etc. Ils font des courrier de rappel à la loi (association Les Amoureux au Ban Public-Breizh). Ils s’appuient sur des temps forts stratégiques: campagne électorales, manifestations, journées internationales…, même si les moyens humains sont limités. Ils se servent d’outils édités au niveau national (ouvrage “Haut les cœurs”, livret à l’attention des agent·es de l’état civil, rapport d’observation) comme point de départ d’un échange personnalisé ou signent des pétitions.